Blog de jean-pierre ROMBEAUT, Réinventons Maubeuge et la sambre

Le candidat de la 'rupture' cherche l'adoubement...à Bruxelles

6 Septembre 2006 , Rédigé par jean-pierre ROMBEAUT Publié dans #Prises de positions Nationales

Rompre. Mais surtout pas avec cette Europe qui marche si bien. Surtout pas avec son "oui" balayé le 29 mai par le suffrage populaire. Ne surtout pas rompre avec la Constitution européenne rejetée par 15,5 millions de Français (certainement plus encore aujourd'hui). Ne surtout pas rompre avec l'intégration supranationale et l'objectif d'une Europe fédérale. Continuer l'Europe de Monnet - qui échoue - plutôt que bâtir l'Europe de de Gaulle qui a fait ses preuves. Nicolas Sarkozy prône la rupture avec la Non, la rupture avec la Nation. Autorité, protection, souveraineté : les messages qui furent au coeur de ce que nous appelons la "charte de tous les non", de gauche à droite - passent donc par pertes et profits. L'Europe constitutionnelle, le super-Etat, il le fera, malgré les peuples. Avec Sarko, l'homme de la rupture, on continue la marche folle de l'Europe de la bureaucratie, des délocalisations, de l'impuissance publique et du tout-marché. Au moins, on sait à quoi s'en tenir. Le Président de l'UMP a même décidé une "visite d'Etat" cette semaine à Bruxelles pour y lancer la thématique européenne de sa campagne présidentielle. Il va y porter les "excuses" du peuple français, ces beaufs qui ont si mal voté, qui ont cassé le joujou institutionnel par lequel on gravait dans le marbre rien de moins que la fin de la souveraineté française. Le Ministre de l'Intérieur, peut-être flanqué de ses deux nouveaux conseillers politiques M.M Smet et Beausire (Johnny et Doc Gynéco), va donc à Bruxelles recevoir le sacrement européiste du Président de la Commission M. Barroso avant la bataille présidentielle, et faire allégeance aux huiles fédéralistes de deux Think-tanks ultra-subventionnés, en confirmant, dans un "grand discours-programme", que oui, lui, l'homme du oui, l'homme de la rupture avec le non (avec la France), il veut la sauver, cette Constitution européenne, du moins ses "principales dispositions", et la Cour de Justice fera le reste. Elle a déjà commencé d'ailleurs. Pour que la boucle soit bouclée et le funeste sort du "non" populaire scellé, Ségolène Royal en fera autant le 14 septembre.
 
 
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